Bienvenue dans Deadman Wonderland, la prison où la folie règne... { Violence, Yaoï, Yuri et Hentai autorisés, NC -15 }
 
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 Un chasseur (PV Naaryaze)

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Joshua Anderson
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Dossier du prisonnier
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MessageSujet: Un chasseur (PV Naaryaze)   Lun 7 Oct - 22:17

 Trois visages brumeux


La première aube se lève sur Deadman Wonderland et les décors paradisiaques d’un parc d’attractions s’éclairent des rayons solaires. La façade remplit son rôle.Dans les veines de la prison, un homme est assis sur une chaise. Songeur. Il n'est ni triste ni énervé, pourtant il se dégage de lui quelque chose comme un relent malsain qui empoisonne l'air du laboratoire abandonné où il a élu ses quartiers. Joshua contemple le regard vide du malheureux qui lui fait face, scrutant ces pupilles sans âme dans l'espoir qu'elles lui révèlent les profondeurs les plus obscures de sa conscience.

Mais les yeux restent silencieux, de même que leur propriétaire, plongé à jamais dans le dernier sommeil. C'est le troisième prisonnier à afficher une telle expression de terreur sur le visage avant de mourir. Une mort qui remonte à quelques heures à peine, mais le corps, déjà froid, n'apporte plus rien aux hommes qui se contentent de regarder l'écorce des arbres moisis. Pas à Joshua. Penché au dessus de ce masque horrifié, le gardien étudie avec intérêt les rides formées par la grimace qui déforme la bouche, s'attarde sur les globes oculaires élargis. Celui qui tue ces prisonniers sait s'y prendre pour semer l'effroi. Un virtuose pareil devrait faire une proie de choix à ajouter à son tableau de chasse personnel. Le gardien s'humecte le bout des lèvres avec délectation, son sang ne fait qu'un tour. Déjà il croit entendre le cri de terreur des victimes assassinées.


- Dis-moi mystérieux tueur, quelle et ta véritable identité ?


Voilà qu'il se parle seul. Cet homme me laisse perplexe. Le calme de sa physionomie tranche avec le bouillonnement de ses pensées et cogitations. Il commence à faire les cet pas, de plus en plus perplexe et fébrile. Les clés du mystère semblent danser devant ses yeux sans qu'il y prenne vraiment garde. Quelque chose dans ces regards hallucinés revient sans arrêt dans son esprit, tel un leitmotiv, une dernière lueur que la mort n'a pu étouffer : le sentiment d'impuissance.

Joshua sourit et retourne inspecter les corps, aussi minutieux qu'un orfèvre devant son diamant brut. Ses mains expertes palpent chaque blessure, suivent le cours de chaque nerf, muscle, tendon. La rigidité cadavérique ne ment pas, les prisonniers sont morts dans un état d'extrême tension, leurs muscles sont bandés comme s'ils tentaient de lutter contre la menace. Vainement bien entendu. Mais surtout, les multiples blessures et les quantités de sang perdes par les victimes laissent deviner la violence du meurtrier. Excès de confiance ou rage maladive ? rien ne l'affirme mais ce dont le psy est sûr, c'est que ce travail n'est pas à la portée des gardiens. Bien trop mièvres et couards pour se risquer à pareils débordements de furie. Ne restent donc que les prisonniers. A nouveau le sourire vorace d'une bête à l'affût surgit sur son visage tandis qu'il murmure :


- Je pense qu'il est temps de cueillir les nèfles.


Claquement de porte et bruit de pas s'éloignant lentement du laboratoire. Direction le district G, celui qui abrite les prisonniers les plus dangereux...mais aussi les plus intéressants. Deadmen. Des monstres à peau humaine, capables de manipuler leur sang comme une arme meurtrière. Des esprits irrémédiablement brisés pour servir de distraction aux usagers du parc. Pourquoi eux ? Juste une simple intuition. Seul l'un deux aurait pu causer pareille frayeur, seul l'un deux mérite d'amuser autan le chasseur qui parcourt les couloirs. Personnellement je pense qu'il s'agit également de l'un d'eux même si je ne parviens pas encore à me l'expliquer. Si mon sang coulait encore dans mes veines, nul doute qu'il ne ferait qu'un tour en songeant à ce à quoi doit ressembler cet endroit infâme où la miséricorde divine n'oserait pas s'aventurer.

A mesure que nous nous approchons, une odeur de sang s'élève dans l’air saturé, se mêle à la puanteur des prisonniers abandonnés dans une condition pire que bestiale. Je hurlerais si je pouvais. Mais les morts ne disposent pas de ce luxe et, de toute façon, mon sinistre compagnon me ferait taire sans le moindre scrupule. Alors je me tais et continue d'observer. Quelqu'un doit retenir ce qui se trame ici, même si ce n'est q'une âme défunte. Je sens en moi la reconnaissance de tous ceux que ce système a massacrés, quantités d'innocents sacrifiés aux lubies d'hommes comme Joshua. C'est pour eux que j'agis, pour eux que je suis prêt à assister à chacune de ses horreurs sans exception. Pour que leur souvenir ne disparaisse pas dans la brume.

Le district G est bientôt en vue quand, soudain, quelque chose attire l'attention de Joshua. Un prisonnier marche, seul, l’œil hagard et le teint livide. En un éclair je comprend quelle pensée traverse l'esprit du bourreau. J'ai envie de hurler au malheureux de s'enfuir. Je ne le peux pas. Je voudrais qu'il vive, qu'il parvienne à quitter cet enfer et puisse rassurer sa famille. C'est impossible et je le sais. Sa vie prendra fin ici, dans ce couloir. Il mourra afin que Joshua puisse adresser son message au tueur virtuose de la crainte.

La future victime continue de marcher, aveugle à l'obstacle immobile qui le fixe avec un air de convoitise. Il le heurte, presque volontairement. se retourne, tente de s'excuser. Les mots s'étranglent dans sa gorge. La seringue remplie d'une dose infime de substrat de datura le plonge dans une vision cauchemardesque où se mêlent ses terreurs d'enfant et les ombres toujours plus grandissantes d'un au-delà qu'il ne peut comprendre. Pour lui c'est déjà la fin.

Mais alors que ses yeux s'écarquillent et que sa bouche s'ouvre sur un hurlement muet, le gardien se saisit d'un éclat de verre ramassé dans un couloir sordide et tranche vivement la veine jugulaire de l'homme. Il décède dans un râle abominable qui semble ne jamais vouloir s'achever. Une mare de sang s'étend sous ses pieds mais   dans son regard, une étincelle de terreur pure continue de briller, fidèle au poste malgré le trépas. C'est fini. Le message est passé. Mais pour plus de sûreté, Joshua décide de le graver sur le mur avec le sang de sa victime. il est écrit :

"Viens me retrouver au laboratoire si tu aimes voir la peur paralyser tes victimes. Je t'attends."
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Naaryaze G Ryusajin
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MessageSujet: Re: Un chasseur (PV Naaryaze)   Sam 12 Oct - 19:09

Le bal des morts morts... approche!
Les coups de six heures retentissent. L'écho traverse la salle où se trouvait l'horloge pour continuer son langoureux voyage dans un couloir sombre, orné de clous noirs, de plaques de fers bordeaux et de néons clignotant. Le son continua son périple pour atterrir dans les oreilles d'un jeune garçon, l'air endormi et passif, attendant sûrement un quelconque événement qui l'amuserait. Une tâche se voyait sur sa main droite, une tâche rouge comme ses murs, rouge comme le sang. D'un coup ses yeux s'ouvrirent, tournant sa tête vers la gauche, il semblait avoir entendu quelque chose d'amusant et il afficha un regard effrayant rempli de Malice. Son visage indique qu'il a envie de s'amuser, un jeu où la mort frappe le plus faible, là où trépas rime avec souffrance...
Un duel opposant deux êtres misant leurs vies respectives sur leurs capacités physiques et intellectuels, c'est ça qui l'excite, c'est ça qui l'enflamme. Il se leva doucement, effaça l'amusement qui se lisait sur son visage ayant pris conscience qu'il commença à perdre le contrôle de ses mouvements. Chaque secondes semblaient s'éterniser... il avança lentement dans le direction de la scène, il semblait étrangement nerveux, comme un comédien montant sur les planches, allant jouer le premier rôle...

Lors de son apparition sur scène, il se rendit compte que la pièce était finit, un acteur venait de succomber tel Molière sur son estrade jouant son rôle jusqu'au bout. Ce cadavre devait certainement lui révéler son rôle, cependant l'éphèbe n'y prêta guère attention. Il jeta un regard snob sur le cadavre à la jugulaire tranchée, réduisant son âme à ce qu'elle était, un esprit humain, faible, hypocrite et mensonger. Le monde n'est pas fait pour vivre faible... La Loi de la sélection naturel ne peut être contournée et ne connait aucune faille! Quoi qu'il en soit, après avoir regardé ce cadavre, il commença à repartir, bouder par le plaisir, lorsqu'il glissa sur l'énorme flaque de sang. Il s'appuya sur les mains pour sauter au dessus de tout ce sang et atterrit juste devant le mur, les genoux fléchis, la façade effleurant son nez. C'est alors que devant lui apparu l'entre-acte, la pièce ne faisait que commencer!

. "Viens me retrouver au laboratoire si tu aimes voir la peur paralyser tes victimes. Je t'attends."  

Un sourire pernicieux s'esquissa sur sa face où les lettres de sang se reflétaient dans ses yeux... Le bouillonnement de son sang créa une légère teinte rouge colorant sa peau sur l'ensemble de son corps. Il se leva doucement, repris son air calme habituel et avança en direction du laboratoire...
Après avoir rapidement croiser le regard éteint du défunt, des images parvinrent dans sa tête, des cendres, une substance circulant dans le sang, et une poupée qui s'écroula... Voilà qui semble annoncer un tueur intéressant avec du cran. Encore plus heureux, il se mit en route, suivant son instinct qui le mènera au Laboratoire, lieu de l'Acte deux!

Chaque pas le rapprochait du prochain jeu, jeu d'acteur, jeu de rôle, jeu d'épouvante? Chaque chose en son temps, quel qu'il soit, le spectacle sera amusant. Les couloirs s'enchaînent, le rouge ferme et ouvre la marche, l'odeur d'une souffrance assidument aigu empoisonna de plus en plus l'air au fur et à mesure que l'enfant avançait. La lumière grésillante et chancelante tentait tant bien que mal de remplir son rôle d'éclairage. Le décor annoncerait-il la fin du voyage? Une porte grise métallisée se présente devant le garçon. Serait-elle la porte gardienne du futur plaisir?
Il saisit la poignée lentement, poussa la porte d'une douceur à calmer n'importe quel animal enragé. Le grincement de la porte signala sa présence aux prochains acteurs de la scène. Il entra dans la pénombre qui a élu domicile dans cette pièce. Lorsqu'il alluma la lumière, ses yeux se fermèrent, ne voulant pas voir le comique de situation dans lequel il se trouva. Il lâcha de ces lèvres fines :

"Naaryaze s'est trompé de porte... Quel labyrinthe!!"

Comme si les panneaux disséminés un peu partout aux angles des murs étaient inexistants. La porte donnait sur un placard assez étroit, où pelles, balais, sceaux et serpillères étaient minutieusement rangés. Une affiche détaillant une femme, posée d'une manière élégante en tenue d’Eve était sur le mur en face mise en évidence. Naaryaze claqua la porte, humilié par ses prouesses d'orientation. Il se remit en marche, allant à droite puis à gauche, ouvrant toutes les portes qu'il voyait. Les impasses pourtant peu nombreuses, Naaryaze les as vu et revu. Trop désorienté pour penser à se repérer, et trop bête pour semer des cailloux, il se perdit.
Les portes s'enchainent, les murs se refermaient, le sol se relevait et les lumières épileptiques guidaient le jeune égaré vers sa destination...

Les coups de sept heures trente sonnèrent. L'écho acheva son périple jusqu'à une double porte. Double porte qui semblait en bois, revêtu de son accoutrement gris. Naaryaze se reposa un instant, pris une inspiration, et son sang se remit soudainement à s'écumer. Au dessus de cette porte se trouva le nom de la scène : Laboratoire. Il sortit une Cerise de sa poche, lui enleva sa tige verte et regarda le rouge mûr de ce fruit qu'il le passionne tant. Voulant la manger, mais trop parfaite pour gâcher une telle beauté, il hésita. La Cerise semblait renoncer à vouloir être mangée tandis que la tentation de Naaryaze resta indemne. Il la mis à l'abri dans un de ces endroits secrets avant de continuer à songer à son plaisir qui va suivre.

La lumière sortait de sous ces portes, éclairant le dallage devenu blanc sous l’œil luminescent de l'éclairage. Le cœur palpitant, Naaryaze ouvrit la porte et l'éclat des lumières pervertirent ses yeux. Sa pupille contractée, baissant l'intensité lumineuse, il jeta un regard puissamment calme, contractant ses muscles, il dessina un sourire convoiteur et mit son masque de méchant silencieux, génie du mal dont les héros craignent leur simple existence.
Le flash lumineux empêcha d’apercevoir autre chose qu'une grande salle où un homme aux yeux jaunes, perçant la lumière elle-même, tel un chasseur était assis sur un siège, attendant impatiemment le visiteur tant attendu...

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Ceux qui s'opposeront à ma voie, ne seront plus!


Dernière édition par Naaryaze G Ryusajin le Mar 3 Déc - 21:55, édité 1 fois
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Joshua Anderson
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MessageSujet: Re: Un chasseur (PV Naaryaze)   Jeu 28 Nov - 10:55

Opus Dei

« Va-t-il venir ? »

Cette question lancinante tourne inlassablement dans la plaine dévastée de l’esprit de Joshua. Elle tourne et il tourne également, contraint de voir son désir freiné par la force des choses. Un million de raisons suffiraient à prouver que le tueur viendrait, il en faudrait bien un autre pour le forcer à attendre. Le temps c’est quelque chose de très aléatoire, si prompt à nous échapper et pourtant si précieux et désiré. D’ailleurs on ne saurait dire combien de temps le gardien est resté ainsi, tournant dans sa cage tel un lion attendant de dévorer les gladiateurs… Position bien délicate, car après tout, le lion n’est-il pas lui aussi un élément du spectacle ? Eh non, mon « protégé », si je peux l’appeler ainsi,  n’est donc pas cet Empereur tout puissant doté du droit immémorial de vie et de mort sur les malheureux livrés au supplice dans le sable de l’arène pour apaiser des hordes de loques humaines en haillons. Il n’est qu’une attraction de plus, un jouet un peu mieux placé que ceux qui finissent leur vie avec ces colliers de la mort autour du cou. Mourir comme des animaux en ayant vécu comme des hommes, tel est leur destin pour amuser le grand Public Là-Haut. Deux mille ans d’histoire pour en revenir à ce même point, finalement le jeu de la vie est bien simple, seuls les acteurs se renouvellent avec le temps et les catastrophes.

A cette pensée, Joshua ne peut s’empêcher de sourire et, d’une certaine manière, je le comprends. Il n’est pas vraiment facile d’accepter son rôle dans cette comédie aux accents tragiques qu’on appelle si impunément la « Vie » et d’ailleurs, le corps glacé qui lui sert de misérable compagnie dans ce laboratoire lugubre doit également s’en être rendu compte. Quoiqu’il ne soit plus vraiment là pour en débattre…..ce qui aurait pu présenter un intérêt non négligeable.

N’ayant pas d’autre option que ce rebus d’humanité pour tuer le temps, – chose infaisable mais passons – Joshua reporte son attention sur le corps sans vie et balafré qui gît au sol. La peur se lit toujours sur son visage, elle est gravée dans chacune des rides qui fendillent le trait régulier de son visage, lui ôtant tout soupçon de grâce ou de beauté. La mort est une cruelle joueuse qui ravit la beauté de l'être pour la rendre au néant informe dont il n'est que le produit. A moins que ce ne soit du fait de la captivité ? Il n'en demeure pas moins répugnant de laideur. Mais qu'a-t- il bien pu faire pour finir ainsi sa vie, bête livrée en pâture à ses congénères affolées et leurs instincs insurmontables ? J'ai beau me le demander, ce ne sera jamais qu'une information parmi d'autres. Un détail sans importance devant l'absurdité de ce corps brisé et vide. Si je pouvais vomir je pense que je le ferais sans hésiter.

Plus d'une heure s'est écoulée depuis que Joshua a tué cet homme dans le couloir. Une heure passée à attendre et espérer ne pas être déçu. Machinalement, sa main est venue serrer le petit crucifix pendu à son cou, vestige d'un homme aujourd'hui disparu. Il soulève le pendentif vers ses lèvres. Les mots coulent comme du miel de sa bouche, il semble prier, s'adresser à ce Dieu dont il se détourna il y a fort longtemps.

" Tu marcheras sur le lion et sur la vipère, tu piétineras le lionceau et le dragon."

Un Psaume ! Je ne rêvais donc pas, il est bien en train de citer les Ecritures. Qu'est ce que cela signifie ? Comment un être aussi cruel peut-il appeler Dieu de cette façon ? Pour moi qui crois à une justice divine, cette vision est aussi insoutenable que les flammes de l'enfer elles-mêmes. Mais après tout, peut être que je ne fais qu'essayer de me convaincre de l'absurdité de ses actions. Mon Dieu éloigne de moi cette coupe, ne me laisse pas voir ta loi se faire bafouer, éloigne moi de ce lieu maudit ! Je sais que supplier ainsi ne me sortira pas d'ici, mon rôle n'est pas encore fini. Pas tant que Joshua vivra.

Soudain on entend le bruit d'une poignée qui se tourne, on voit la porte grincer puis s'ouvrir lentement sur un visage émacié aux traits presque effrayants. C'est lui. Le tueur est sur le pas de la porte et il osberve l'homme qui l'a fait venir, sans doute dans l'attente de se voir proposer d'entrer. Dieu n'a donc aucune emprise sur ce aui se passe entre ces murs ? Ou bien est-il simplement sourd à ma supplique ? Pendant un long moment, Joshua fixe le nouvel arrivant, un voile opaque  obscurcissant ses yeux. Il observe. Il attend.

Mais ses mains crispées ne mentent pas, cette rencontre il l'a désirée si ardemment qu'il ne peut contenir son excitation. La bête qu'il héberge est de sortie et elle a flairé une rivale. Les voilà qui se jaugent, s'évaluent telles deux chiens avant un combat. C'est à celle qui aura les plus longs crocs et je sais qu'à ce jeu-là, Joshua est sacrément bon. Un reflet de la pâle lumière artificielle capte le crucifix qui brille légèrement dans la pénombre. Sans doute le tueur aura fixé son attention sur l'objet pendant un court instant. Pas ce qu'il faut pour être en danger mais juste assez pour s'interroger. J'imagine d'ici les nombreuses questions qui doivent se bousculer dans sa tête et malheureusement, elles resteront sans réponse.

La tension monte encore d'un cran et je suis certain que Joshua l'a fait exprès. Il est trop fou pour agir sans raison. Les deux bêtes se flairent, on pourrait les entendre grogner et trépigner sous le bras de leurs maîtres qui les retiennent tranquillement. La confrontation est imminente et mon ectoplasme en tremble de terreur. Et ce silence si lourd qui étouffe tout soupir règne toujours en maître.

Tout à coup, Joshua éclate de rire. Enfin quelque chose qui y ressemble, car nulle chaleur n'émane de ce son. Il reste un sinple son dénué d'âme. Mais un son quand même.

- Que crois-tu que Dieu se dise en observant nos vies s'écrire chaque jour ?"

Il provoque. Son goût pour le jeu psychologique le reprend. Si le Deadman échoue au test, il mourra. Sauf qu'il ignore que sa vie est déjà sur la balance. Et qu'elle commence à peser lourd.
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Naaryaze G Ryusajin
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MessageSujet: Re: Un chasseur (PV Naaryaze)   Dim 8 Déc - 15:48

Le bal des philosophes... Banquet!

La douce fleur du temps, mélancolique beauté qui joue avec nos consciences comme un marionnettiste manipulant ses jouets sans vie ; c'est cette même vie, contrôlée par la plume du destin qui écrit notre histoire chaque jour, une rencontre, une séparation, des retrouvailles, un amour te guidant sur la tristesse ou la joie, une porte qui s'ouvre.... poussée par la main de Naaryaze. Le grincement, harmonieux son annonçant la présence de l'invité, se fit entendre. L'éphèbe rentra comme le vent, seul le grincement de la porte et son aura froide pourfendit l'ambiance si inquiète. Montant sur la scène, il rentra d'un air effrayant. Tout d'abord hésitant sur le pas de la porte, il rentra ardemment dans la pièce sombre et lugubre. Quelques néons voulaient éviter de poser leur regard sur l'homme au regard ambré de responsabilité.
Tout deux se regardèrent d'une façon à distinguer la valeur de l'individu recherché. Était-il intéressant? Nul ne sait ce qu'ils peuvent penser dans ce moment si tendu où le simple fait d'expirer semble être prohibé. La vive mais bref lueur d'un bijou atteint les yeux de notre jeune garçon, l'apparition d'un objet religieux l'interpella mais la tension l'obligeait à rester concentré sur les faits et gestes de l'homme mesquin. Seul, le silence embrasa la tension quand soudain le choc d'un rire sans âme retentit. Chaque son produit ne semblait contenir aucune émotion, ni sentiment particulier...

- Que crois-tu que Dieu se dise en observant nos vies s'écrire chaque jour ?"

Le tête de Naaryaze pencha sur le côté et ses yeux se fermèrent. Peut-être était-il en train d'essayer de comprendre la situation dans laquelle il s'était mis. De toute évidence, la gueule du loup se referme de plus en plus depuis l'éclat de joie. Les crocs semblent acérés, mais ce ne sont pas ceux d'un loup, ni d'un lion mais plutôt d'un serpent. On peut sentir de là, la perversité de la question, les crocs ne sont pas là pour déchiqueter, mais pour injecter ce qui sera le substitut d'une mort lente. Mais cette question, pourquoi parler de Dieu à Naaryaze? Ne serait-ce pas une quelconque provocation de mauvais goût?

!Papillon isabelle!

"L'Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant."
Le Seigneur de tout humain, l'homme qui fut à l'origine de la genèse, du nouveau, du renouveau et sans doute de la fin prévue. Adonaï, Dieu, Allah, Eloah. Autant de mot désignant le même être tout puissant mais dérivant selon la culture de chaque peuple. Qu'en penses-tu, toi, Naaryaze; l'être dont l'immortalité pousse à la destruction de toute chose. Raisonne comme le faisaient, le font et le feront tant d'Hommes dont l'évolution conduit à l'apocalypse.
Je vois très bien sa pensée, son incompréhension face à l'existence d'une telle forme de vie. Pour lui, seul compte son existence que même les lois de ce monde ne peuvent contraindre sa volonté et sa puissance. Ce monde créé de toute pièce par l'existence de l'Immortel, où la vie demeure encore et toujours. Qu'est ce qui aurait poussé à la création de la vie? D'un monde dirigé par une race s'auto-proclamant supérieur dévastant, négligeant et écrasant les autres races sous le poids de son égoïsme? Le problème qui ne peut avoir de solution. Pourquoi?? Seul la réponse dans laquelle nous croyons est juste.
Si Dieu regarde nos vies chaque jour, que se dit-il? La vérité... ne serait-il pas le seul à la savoir?! Mais la question posé se doit de posséder réponse.

!Cocon beryl!

Si Dieu regarde nos vies chaque jour qu'il fait, chaque seconde de l'avancé de son travail, ne serait-il pas triste? Ne serait-il pas souillé devant les pêchés des Hommes dont la sagesse est limité où l'influence du Mal ne cesse de croître et dont il ne peut se défaire? L'Homme est un loup pour l'Homme, chaque marche l'enfoncera de plus en plus dans ses vices. Le sauveur de cette race ne peux venir d'elle-même. Si le Mal atteint le chef de meute, la confiance de la troupe en sera bafoué. Ne serait-ce pas un comportement bien ridicule pour la race possédant la pensée??
L'Homme n'a qu'une vie, qui s'écrit au fur et à mesure qu'il avance, qu'il meurt et qu'il renait. Une vie remplis de bonheurs et de tourments.. de hauts et de bas comme les courbes d'un électro-cardiogramme, ligne de la vie.
Dieu, dans son grand ennui, le chasserait-il avec un observatoire de la vie des hommes. Aime-t-il regarder la vie humaine ainsi que son évolution au sein de son monde? L'image d'un vieil homme sage devant sa télévision sera plus qu'adéquate pour illustrer la vision de ces mots.
Ou alors ce monde n'est que le cocon de notre vie d'Ange. La vie sur Terre aurait trouvé tout son sens. Apprendre, devenir fort pour l’Au-delà en passant par ce nid quelque peu rude. La vie humaine serait donc le jeu du savoir et de la force, pour vraiment vivre dans le paradis. Après tout, le savoir entraîne la sagesse et la sagesse la bonté. La force entraîne la violence et la destruction, mais coupé par la sagesse, elle ne peut servir qu'à protéger ceux qu'on aime par amour.

!Larve mélusine!

Et Naaryaze là dedans? Toujours sur sa réflexion. Néanmoins je sens déjà la réponse qu'il donnera. Il ne répondra jamais le moindre indice sur sa pensée quelle qu'elle soit. Le Solitaire ne peux être animé par la foudre du soulagement.
Il redressa sa tête, rouvrit les yeux et commença à se mouvoir au milieu de la pièce, lugubre champs de guerre froide. Naaryaze s'assit à côté d'un cadavre qui semblait ressentir une grande peur, la faible lumière peureuse de sa pupille avait l'air de se remémorer le visage de son tueur... Si le corps avait la possibilité de se lever et s'enfuir il le ferait très certainement. Mais dans l'incapacité de faire autre chose, il resta planté là, comme un grain de maïs arraché à son épi devant l'acteur de sa souffrance.
Naaryaze sortit deux bouteilles de vins de sa veste, en pose une contre le sol et jeta l'autre d'une force assez puissante sur le messager morbide, qui semblait analyser la situation.

-J'étais venu là pour un combat, mais finalement je vais plutôt manger et boire jusqu'à en mourir, je meurs de faim. Joins-toi à moi et parlons de choses et d'autres, après tout "sur cette machine ronde le mensonge est en crédit. Cette rage sans pareille a son remède ici-bas, dans le fond d'une bouteille, in vino veritas." N'est-il pas, chère Joshua Anderson?!!

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Joshua Anderson
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MessageSujet: Re: Un chasseur (PV Naaryaze)   Lun 9 Déc - 15:46

Sumposion

Le Deadman entre. Il empeste la mort, tout comme Joshua. Et comme je le pensais, il a suivi le vif mouvement du crucifix. Son œil de faucheur semble d'ailleurs avoir acquis un.regain d'intérêt pour le gardien silencieux. Il réfléchit. Peut-être son instinct l'a-t-il prévenu du danger. Il aura bien fait. Calmement, le gardien laisse sa victime peser le poids de l'absurdité incongrue de sa question, si.c'est un test, l'homme ne peut que le manquer car à cette question, il n'existe aucune réponse réelle, seulement des approximations. Pourtant l'homme en face continue de réfléchir. En attendant sa réponse, le gardien feuillette les notes qu'il a prises en lisant son dossier. Double personalité ou double masque, ce dossier ne cache rien de la psyché de Naaryaze - puisque c'est son nom - ni des raisons qui l'ont conduit à finir à Deadman Wonderland. Les personnes qui l'ont rassemblé ont bien fait leur travail. Mais elles ont oublié de parler du loup. Le loup qui fait face au gardien placide, ses babines frémissant alors que Naaryaze réfléchit à une réponse acceptable.

Il change soudain radicalement d'attitude. Faisant quelques pas dans la pièce, il prend un siège, loin de la lumière des néons. Aurait-il trouvé sa réponse ? Apparemment. Mais pour une obscure raison, il refuse de la communiquer. Monsieur danse sur le fil du rasoir, en équilibre précaire entre vie et mort parce qu'il transgresse des règles dont il ignorait l'existence. Mais Joshua ne bouge toujours pas. Il attend sans doute de voir ce que fera l'insolent avant de rendre son jugement. Car en cet instant, c'est lui la Justice. Lui seul qui peut absoudre ou condamner, sauver ou tuer. Naaryaze sort soudain deux bouteilles de vin et en envoie une vers le gardien. Joshua la rattrape au vol et attend l'explication. Quant à moi...difficile de décrire ce que je ressens à cet instant. Les brumes de l'incompréhension envahissent mon esprit et l'aiguillon de l'inquiétude le titille avec insistance. Enfin, Naaryaze prend la parole.

-J'étais venu là pour un combat, mais finalement je vais plutôt manger et boire jusqu'à en mourir, je meurs de faim. Joins-toi à moi et parlons de choses et d'autres, après tout "sur cette machine ronde le mensonge est en crédit. Cette rage sans pareille a son remède ici-bas, dans le fond d'une bouteille, in vino veritas." N'est-il pas, chère Joshua Anderson?!!

Bon là je dois l'avouer, ni l'homme aux yeux d'or, ni son compagnon ectoplasmique - c'est moi évidemment - ne s'attendaient à un tel revirement de situation. Le silence n'est pas un testament suffisant pour attester de notre stupeur...enfin de la sienne surtout puisque je ne peux pas parler. Mais comme on ne se refait pas, il a vite dissimulé derrière un masque neutre la fugace lueur étonnée qui a traversé son regard ambré. Enfin pour moi c'est trop tard, je l'ai vue et je tire mon chapeau au Deadman pour cette belle prouesse. Si j'édictais les règles de leur jeu pervers, je laisserais la vie à cet homme. D'ailleurs, Joshua éclate soudain de rire, me faisant réaliser mon erreur, ce n'était pas de la stupeur dans son regard. C'était de la joie. Une joie assez incongrue, après tout, je ne vois pas ce qu'il y a d'amusant à boire un verre, mais de la joie quand même. Le gardien va chercher un siège et s'assied face à son vis à vis, les yeux pétillant toujours de cette étincelle un rien moqueuse.

- Dis-moi un peu, cher Naaryaze...aurais-tu oublié où tu te trouves ? Ce que tu es ? Ce qui nous sépare ? J'ose croire que non, ce serait trop bête. Et tu me propose tout de même de boire ? Ma foi, me souiller d'un sang aussi raffiner n'est pas dans mes habitudes et je t'avouerais même qu'il ne me plaît guère de voir passer mes meilleurs sujets d'observation de vie à trépas. Je vais considérer ton offre.

Quand les grands esprits se rencontrent, ils boivent un coup. C'est bien connu et on n'y change jamais grand chose, l'alcool est un maître de cérémonie plus efficace que n'inporte quel être humain. Mais il manque quelqie chose à cette réunion au sommet entre tueurs aux grandes manières...quelque chose d'un peu plus annoblissant que la modeste compagnie d'un cadavre déjà froid et les odeurs qu'il risque de libérer. C'est ce qui pousse Joshua à quitter son siège. Malheureusement, puisque ce laboratoire n'a pas de fenêtre, il devra sortir.

- Tu me permets ? J'ai...du ménage à faire...et une chose à récupérer.

Et le voilà qui s'esquive dans un couloir, quêtant un de ces sous-fifres croulant sous des tâches toutes plus ingrates les unes que les autres. Finalement, il en trouve un à l'angle du couloir et l'interpelle.

- Hé toi ! Il y a un corps dans le laboratoire juste derrière moi. Va l'enlever. Et rapporte-moi deux coupes en cristal.

L'autre s'exécute, peu curieux de connaître la raison de cette requête saugrenue. Il va ramasser le corps et le traine par les pieds hors du laboratoire. Ça sent toujours la mort mais au moins, les seuls occupants restant sont vivants. Les coupes en cristal suivent rapidement l'évacuation du corps. Joshua les pose sur la table et remplit la sienne de vin. Ses lèvres trempent dans le nectar écarlate et un léger sourire étire ses fines lèvres. Je suis presque sûr qu'il apprécie la boisson...mais il ne peut s'empêcher la remarque narquoise qui prouve sa totale maîtrise de la situation. Toujours rappeler qui tient les rênes lorsque le collier ne suffit plus.

[color=grey- Si c'est tout ce que tu as pu réussir à obtenir on n'ira pas loin. Par chance, j'ai toujours un peu de nectar dans ma flasque. Tiens goûte donc ça.[/color]

Il verse un peu du contenu de la flasque dans chaque verre et s'assied, grand seigneur sur son siège de cuir. Pour un peu on se croirait au beau milieu de ce célèbre Banquet relaté par Platon. L'imagination fait le reste. Deux orateurs devant leur verre, prêts pour une joute prometteuse sous le regard du dieu Ambroisie. Je suis sûr qu'ils s'amuseront bien. Leurs coupes se soulèvent et s'entrechoquent.

- Maintenant que tout est en place...régale-toi mon ami, profite de ces instants voluptueux.

Le banquet va commencer. Qui de Joshua ou de Naaryaze saura le mieux profiter de la boisson ? Les bêtes se sont calmées, leur rivalité vient de trouver un exutoire. Et je prendrais bien un verre aussi.


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Un chasseur (PV Naaryaze)
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