Bienvenue dans Deadman Wonderland, la prison où la folie règne... { Violence, Yaoï, Yuri et Hentai autorisés, NC -15 }
 
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 Enquête dans le passé (PV Kuro Unmei)

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Joshua Anderson
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MessageSujet: Enquête dans le passé (PV Kuro Unmei)   Ven 13 Déc - 1:11

Incarcerem Maleficii


Il y a longtemps que Joshua n'a pas exercé ses talents de psychiatre. Trop longtemps. D'ailleurs il en trépignerait presque d'ennui, si vous pouviez le voir. Enfin bon, j'inagine que je vais devoir le faire pour vous pas vrai ? Très bien. Inaginez une chambre spacieuse. Vide, à l'exception d'un lit. Un peu spartiate je vous l'accorde, mais il n'a jamais été précisé dans le contrat que les chambres seraient dignes d'un hôtel cinq étoiles. Ah les petites libes dans les contrats. Quand j'étais vivant je m'amusais presque de voir les gens leur passer dessus d'un œil enfiévré, simplement pour pouvoir obtenir ce qu'ils désiraient. Oui je sais...ma vie n'était guère passionante. Mais au moins je vivais honnêtement ! Enfin bref, je me sens d'humeur légèrement évasive aujourd'hui, pardonnez mes quelques égarements. Joshua donc ! Voyez-le couché sur ce lit à peine plus confortable que le sol qui sert de couche à ses victimes. Pas très reluisant le bourreau. Il a un livre entre les mains, assez volumineux. Une Bible peut être ? Rapprochons-nous un peu. Non ce n'est pas une Bible. C'est un condensé de ses observations psychiatriques sur ces prisonniers de l'Est du Japon il y a des années de ça. Du vieux travail, de l'histoire ancienne. Pourtant il se mordille légèrement la lèvre, comme si relire ces notes lui procurait la sensation de revivre ces instants où il pouvait lire dans leur inconscient comme dans un livre. L'esprit a sa propre musique, mais les notes se ressembles toutes. Au final, il n'avait qu'à changer deux ou trois réglages pour percer le secret de leurs accords si personnels. Et ça lui manque. La psychanalyse est un travail de chef d'orchestre autant que d'orfèvre. Même le pire des bourreaux ne peut résister à son appel très scientifique.

Voilà donc notre Joshua, perdu dans ses méditations, cherchant presque désespérément à se défaire de la pâleur qui vient parer sa journée de fades atouts. C'est dehors que se trouve l'aventure. Et c'est dehors qu'il trouvera la réponse à ses prières. Dieu ne vient plus à Deadman Wonderland mais les hommes qui meurent ici n'ont plus besoin dr voir son visage. Seulement son ombre, où se dissimulent les démons. Et les démons raffolent d'âmes damnées. Or, où trouver des âmes damnées sinon dans les plus sombres recoins de ce lieu maudit ? Ne me demandez pas et observez plutôt. L'infirmerie. La pièce où se font recoudre les prisonniers découpés en morceaux. Au moins elle est propre et l'informière plutôt agréable à regarder. Flanqué d'un carnet tout neuf fraîchement récupéré, le gardien pénètre sans cérémonie dans le sacro-saint espace médical. Bien peu de manières le rustre, il arrive même à faire sursauter la donzelle qui manque de couper la main du patient dont elle s'occupe avec son bistouri. On a frôlé le désastre, mais étrangement, elle semble déçue. Ce personnel...vraiment aussi dérangé que les prisonniers. Mais vous ne pensiez pas que Joshua lui tendrais gentiment la main pour qu'elle se relève ? Il la laisse reprendre son équilibre et cette station verticale si chère à l'Homme depuis Homo Erectus.

- Vous ne semblez pas adepte de la galanterie Monsieur Anderson. Mais je m'attendais à votre arrivée.
- Vraiment ? Qui donc vous a prévenue ?
- Ce cher Tamaki, il semble vous vouer une affection particulière. L'auriez-vous ensorcelé ou bien...drogué ?
- Pas le moins du monde, mais je vois que je vous dérange ? Peut être auriez- vous un espace à m'accorder ?
- Bien sûr. Prenez place sur ce fauteuil, on vous apportera une tasse de thé. J'arrive d'ici quelques minutes.

Ces gens et leur thé. Ils le boivent conme du saké, c'en est déroutant. Grand seigneur, le jeune homme prend place dans son siège et sirote sa boisson, observant avec attention les mines patibulaires des cinq prisonniers qui attendent encore de se voir refaire une santé. Des "gueules cassées" façon Wonderland. Pour faire un rapide portrait, disons que...tous semblent avoit souffert d'une ou plusieurs ampulations d'organes tant leurs corps arqués sont balafrés et le gonflement de leurs poitrines laborieux. Dure vie que celle d'animaux de combat. Celui de gauche, le plus abîmé, a le regard lerdu dans le vague, comme pour contempler une chose que lui seul pourrait voir. Rongé par la folie. Ses cheveux grisonnants tombent en mèches éparses sur ses épaules, son dos, son visage. Près d'une décennie passée a lutter, voilà sa rançon. Un corps en morceaux et des bribes de pensées diluées dans l'hébétude de l'ivresse éternelle. Je ne supporte plus ce spectacle, ma bonne humeur d'il.y a quelques minutes est comme aspirée par ces pupilles vides, comme déjà mortes. Joshua se lève et s'approche de l'homme. Il le palpe, observe attentivement son visage. La folie a irrémédiablement gagné cet homme. Il va se rasseoirdevant sa tasse, cutieux de voir comment s'achèvera le travail de réparation de ces corps en miettes. L'infirmière fait vite, elle ne leur accordr que peu de soins. Tous quittent la pièce, corps patibulaires dont toute vie ne peut plus émaner. Enfin la sculpturale infirmière vient s'assieoir en face de son collègue, tout sourire malgré la tâche abjecte qu'elle vient d'accomplir. Tous des monstres ici...

- Alors Monsieur Anderson, Monsieur Tamaki m'a dit que vous cherchiez des patients potentiels ?
- C'est à peu près ça. D'ailleurs j'en ai repéré un parmi vos cinq derniers blessés.
- J'ignore ce que vous comptez en tirer mais ils sont tous mentalement brisés, même quelqu'un avec votre talent n'arriverait à rien avec eux.
- J'en serai seul juge si vous le voulez bien. Me permettez-vous d'utiliser vos locaux ?
- Il y a des patients dans la salle d'attente, je peux vous y faire conduire.

Leur petit échange s'arrête sur ce diktat assez péremptoire de Joshua...mais qui ne pouvait s'y attendre ? Il se lève, mielleux à vomir et se dirige vers la salle d'attente. Des milliers de vie qui finissent ici, quelques centaines auront l'immense privilège de lui servir de cobayes. Beau programme ! Personnellement je n'ai pas vraiment hâte d'entrer dans cette salle...mais personne ne m'écoute jamais alors je ne me fais pas trop d'illusions et me prépare à voir l'Apocalypse se dérouler sous mes yeux morts. On va s'amuser...que quelqu'un me donne un seau.
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Kuro Unmei
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MessageSujet: Re: Enquête dans le passé (PV Kuro Unmei)   Ven 13 Déc - 2:31

Dans une vie régie par le seul hasard,
Nous ne sentons que la mort dans ce couloir.
Elle vient avec ces hommes tout en blanc,
Marchons sur ce fil instable, droit devant.

Tu fais face à ce sale type, à genoux devant toi. Tu lui tiens la gorge, un sourire mauvais aux lèvres, tes cheveux cachent tes yeux, rendant ce rictus encore plus effrayant qu'il ne l'est. Du sang coule depuis ton front jusqu'à ton menton, puis vient s'écraser au sol en gouttes irrégulières. Tu es dans un piteux état, mais lui bien plus. Ta branche du péché s'est activée d'elle-même, tu n'as toujours pas compris le mécanisme.

Tout a commencé par ce mec qui t'a sifflée quand tu es passée devant lui. Tu l'as regardé, il s'est moqué de toi. Tu as répliqué, sarcastique, il a commencé à s'énerver. Tu as alors fait ce que tu sais faire le mieux : lui cracher au visage tout ce qui fait mal. Résultat, il a voulu te remettre à ta place, toi, petite gamine insolente. Tu ne t'es pas démontée, même si le type qui te défiait était assez baraqué, tu gardais confiance. Tu avais encaissé quelques coups, en tenant sur tes jambes; et puis, d'un coup, c'était parti, ton sang avait reprit ses droits, lacérant la chair offerte. A présent, le voici en position de soumission par rapport à toi. Tu défies du regard chaque personne qui oserait te défier, un rire mesquin t'échappe. Personne n'ose rien dire, tu es satisfaite. Tu relâches celui que tu tenais, alors que des gardiens arrivent, prêts à te remettre à ta place si tu tentes quoique ce soit. Tu soupires, roules des yeux, et attends patiemment. Celle que tu attendais ne tarde pas à arriver, même coiffure vieillotte, même bonnet G, même air froid sur le visage, elle se dirige droit vers toi. Je frémis, inquiète, mais toi, tu la défies en silence, par la simple force de son regard.

Le coup part, la douleur te transperce, tu t'écroules au sol, une profonde entaille à la poitrine, qui vomit du sang alors que tu retiens tes cris de douleur, aussi bien que les larmes qui te sont montées aux yeux. J'aimerais tant te tirer de là... Qu'on s'enfuit loin d'ici, tu n'as pas à vivre ça. Cette femme... Pour qui se prend t-elle ? Qui croit-elle être lorsqu'elle t'adresse quelques paroles pleines de mépris ? Elle n'est rien pour toi, rien d'autre qu'un obstacle que tu détruiras de tes mains au moment venu. Tant d'ambition, en toi. Tant de rage. Tant de haine que tu voudrais cracher sur ces hommes lorsqu'ils se mettent en quête de te transporter jusqu'à l'infirmerie. Tu griffes, tu mords, tu te débats pour qu'on te lâche, et ils finissent par le faire. Même à l'agonie, tu refuserais d'être portée par quiconque, plutôt mourir sur place. Et, là, tu es loin de la mort; et, malgré le sang qui coule de la blessure, tu marches dignement vers l'infirmerie, escortée par les hommes qui transportent ta victime.

Vous y parvenez bientôt. L'espace est bondé, tu sens l'odeur de mort qui règne ici, cette odeur putride qui te prends à la gorge et te fais grimacer. Pourquoi, tu ne fais aucune remarque, tu t'assieds dans l'angle d'un mur, compressant du mieux que tu peux la plaie, de tes mains pleines de sang. Personne ne se soucie de toi, pauvre gamine qui a atterri en Enfer par la force des choses. Vous êtes tous dans le même bateau. Tu observes ces gens qui t'entourent, fascinée. Ils sont tous des sujets passionnants à observer. Dehors, lorsque tu connaissais encore le sens du mot liberté, tu passais ton temps à observer les gens. C'est ce qui avait fait de toi une amie parfaite qui comprenait aussitôt que quelque chose clochait chez tes proches. Et, à présent, tu observes ce phénomène en prison. Les corps n'osent s'effleurer, apeurés des laideurs causées par les cicatrices de maints combats, les regards se fuient, se baissent, par crainte d'attirer l'attention sur eux, chacun sait quelle est sa place dans la hiérarchie et s'y tient, dans l'espoir de vivre un peu plus longtemps. Certains jettent parfois des coups d’œil vers leurs pairs, discrètement, peut-être vers quelqu'un qui a su gagner une infime part de leur sympathie. Fou, comme le fait d'être emprisonné tel du bétail dévoile la véritable nature de l'Humanité. Tous sont lâches, les forts piétinent les faibles, chacun ne s'occupe que de soit, il en a toujours été ainsi. L'instinct de survie a toujours été plus fort que tout le reste.

Il suffit d'une seconde, une seule seconde pour que tes réflexions se brouillent puis s'évanouissent. Tu tournes la tête. Non, tu n'as pas rêvé. Lui, ici. Il se tenait bien là, cherchant quelque chose... ou quelqu'un. Un jouet peut-être ? Tu lâches un sifflement méprisant en te souvenant de votre rencontre, à peine quelques jours plus tôt. Et puis, ton agacement retombe, et tu l'observes lui aussi. Il est comme les autres, et pourtant, il y a une chose qui fait qu'il est bien différent. Peut-être parce que lui n'agit pas sur un simple coup de tête, peut-être parce que lui a assez d'intelligence et de conscience pour réfléchir avant de faire quoique ce soit ? Tu secoues la tête, et te lèves, prenant soin de ne pas rouvrir ta blessure. Et puis, tu t'approches discrètement, espérant qu'il ne te remarque pas, avant de te stopper à moins de deux pas de lui.

- T'es le type de la dernière fois. Qu'est-ce que tu fais ici ? Tu viens te repaître de la douleur de ceux que vous traitez comme des chiens ?

Ton ton est venimeux, agressif. Tu n'aimes pas cet homme. Moi non plus. Il est toujours trop calme, trop froid, il semble tout calculer, comme s'il savait tout et c'est ce que tu déteste. Tu n'aimes pas les gens avec cet air là, tu ne parviens jamais à vraiment les cerner, et ça te frustre. Rah, misère, il pourrait t'abattre en une seconde et toi, la seule chose qui te préoccupe, c'est ce masque imperturbable qu'il affiche.

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Kuro, elle te fait tourner en bourrique en #6b98dc
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Joshua Anderson
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MessageSujet: Re: Enquête dans le passé (PV Kuro Unmei)   Sam 14 Déc - 21:04

Zugzwang
 
 
Quand on joue aux échecs, on arrive toujours à ce nomment où l'on réalise que quoi qu'on fasse, notre partie est terminée. On est échec et mat avant même que ne soit joué le dernier coup. Je n'ai jamais été très bon à ce jeu, mais au moins je savais reconnaître quand il fallait renoncer. Peut être me suis-je souvent retrouvé dans cette situation moi aussi. En tout cas cette fois, j'y suis. Quand la porte s'ouvre, en lieu et place des visages fermés et baissés qu'on aurait cru, se tient la jeune fille de la dernière fois. Le Destin joue son fou, je perds mon cavalier. Moi qui espérais que Joshua ne trouve rien, je suis frappé à nouveau par l'insolence du sort qui se joue de nos malheurs et aspirations. Sans doute la raison de son talent aux échecs. J'en pleurerais presque de rage. Surtout qu'elle est blessée et plutôt grièvement. Une large tâche de sang encore humide couvre sa poitrine, partant de la plaie hideuse qui barre son ventre. Joshua ne semble guère surpris de la voir ici en revanche, sans doute les circonstances de leur dernière rencontre lui laissaient-elles penser que la jeune fille s'échouerait inévitablement sur ce radeau de l'infortune, lasse d'avoir trop nagé dans la tourbe. Elle aussi l'a vu, elle s'avance vers lui en toute discrétion, bien que leurs regards semblent rivés l'un à l'autre sans que rien ne puisse les détacher. Va-t-elle lui refaire la scène de la dernière fois puis l'embrasser à nouveau ? Franchement je dois avouer que je suis assez perplexe. Mon "compagnon" m'a déjà appris qu'il ne faut pas se fier à son sourire de façade, mais elle...je ne sais pas à quoi m'attendre la concernant. Et c'est d'autant plus effrayant. Mais pas de baiser cette fois. Elle se contente de l'apostropher d'un ton acide, venimeux même.
 
- T'es le type de la dernière fois. Qu'est ce que tu veux ? Te repaître des souffrances de ceux que vous traitez comme des chiens ?
 
Ils se toisent toujours. Si silencieux qu'ils feraient pâlir d'envie les pharaons enterrés dans la Vallée des Morts. Deux statues de marbre ou de sel. La tension est palpable, on peut sentir l'électricité envahir l'atmosphère autour d'eux. Cependant cet affrontement en couveuse n'est pas la lutte entre le Bien et le Mal. Malgré ses paroles dures, la jeune fille lui ressemble bien plus qu'elle ne le croit. Et ça Joshua le voit parfaitement. Ses yeux entraînes voient ce qu'elle semble se dissimuler. La plaie hideuse qu'elle arbore et le regard fou de l'homme qui l'accompagne en disent long. Trop long. Le gardien s'éloigne d'elle, l'ignorant volontairement pour s’approcher de l'homme qui était avec elle. Il est blessé mais pas seulement dans son corps. Sa fierté et son amour-propre sont en morceaux. Se penchant vers son oreille, il murmure quelques phrases inaudibles. Le regard de l'homme devient comme vitreux. Il est sous le choc. Joshua se relève et fixe les hommes assemblés. Son pantin imite le mouvement et se remet en marche, clopinant tel un mort-vivant. Et dans ses yeux vides, seul demeure le reproche.
 
Avec un léger sourire, le jeune homme se tourne enfin vers la blessée. Ses mots peuvent blesser, il le sait. Et il sait s'en servir.
 
- Ne viens-tu pas de t'en prendre à cet homme qui te fixe avec tant de hargne ? Plutôt contradictoire comme comportement venant d'une idéaliste telle que toi non ?
 
Mais son coup de couteau final n'a toujours pas été asséné. Il semble toujours attendre que quelque chose ou quelqu'un réagisse. Tous ces hommes qui fuient et se cachent les uns des autres tentent de se faire oublier. Mais eux ont compris ce que la gamine aveugle en face du psy refuse d'accepter. Ils savent déjà qu'humanité n'est qu'un mot. Que rien n'a de prise sur la peur. Et ils ont accepté. Accepté d'être moins que ces Hommes que chacun exalte. Faiblesse et médiocrité. Parce qu'ils n'ont pas leur mot à dire contre cela. Mais Kuro Unmei, cette enfant encore trop innocente ignore tout de ce monde-là. Du moins elle essaie. Il est difficile d'ignorer un monde dont on fait partie intégrante. Qu'elle le veuille ou non...il lui faut l'accepter. Sinon elle finira comme Joshua. Froide à jamais, prisonnière de barreaux encore plus solides que ceux de sa cellule. Prisonnière d'elle-même. Évidemment, Joshua et moi ne partageons pas la même façon de voir. Et ses mots sont bien plus acérés que mes pensées éparses.
 
- Tu te voiles encore la face, comme la dernière fois. Vois-tu c'est sans doute cela la plus grande absurdité humaine. Tu te caches les yeux pour ne pas voir que tu es déjà comme tous ces hommes. Pauvre enfant.
 
Et voilà, il a frappé. Plus fort qu'avec le poing. Et ce n'est pas la seule chose qu'il ait fait. L'atmosphère se densifie encore à mesure que les prisonniers blessés penchent de la fille à lui. Indécision quand tu nous tiens. J'ignore comment réagira Kuro, mais ce que je sais, c'est que le Destin vient à nouveau de me prendre un pion important. La partie est courue d'avance, c'est le Zuzwang, mais j’ai quand même envie d’aller jusqu’au bout. Un bruit de pas résonne dans le couloir. L’infirmière arrive, son travail n’est pas encore terminé malheureusement. Elle semble couper court à la discussion mais je sais que rien ne peut empêcher la jeune fille aux cheveux bleus de parler si elle le désire, je l’ai vue à l’œuvre. Le regard acéré de la femme sculpturale survole les têtes patibulaires. Elle ne sait lequel choisir. Joshua vient à son secours….je sens ma tour vaciller face à l’ennemi.
 
- Puis-je vous suggérer de vous occuper de cet homme en premier ? Il semble plutôt mal en point.
 
La victime des coups de Kuro. Ma tour vient de tomber. L’infirmière s’approche et emporte l’homme dans son sillage, il la suit sans grande conviction. Et à nouveau le silence. A nouveau la lourdeur d’une atmosphère chargée de haine dissimulée. Zugzwang. Tout est déjà perdu mais on s’accroche quand même désespérément.
 
- Avez-vous trouvé ce que vous cherchiez monsieur Anderson ?
- Je ne sais pas encore si c’est bien ce que je cherchais mais j’ai trouvé quelque chose. Vous devriez lui donner un peu d’amphétamines. Il devrait se sentir mieux.
 
Elle sourit. Entre spécialistes, les s’échangent des avis, quoi de plus normal ? N'eût été la même lueur de malveillance qui brille sporadiquement j'aurais pu dire ça. mais je ne peux m'empêcher de penser qu'ils ont d'autres but que la santé des prisonniers. 
 
- J’ignorais que la santé de mes patients vous tenait tant à cœur.
- Il n’est pas trop tard pour l’apprendre.
 
Puis se tournant enfin vers la fille aux cheveux bleus face à lui, il lance d’un ton narquois :
 
- Tu comptes te vider de ton sang sous mes yeux pour protester contre nos méthodes ?


Dernière édition par Joshua Anderson le Dim 15 Déc - 21:08, édité 1 fois
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Kuro Unmei
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MessageSujet: Re: Enquête dans le passé (PV Kuro Unmei)   Dim 15 Déc - 2:53

Lançons-nous à corps perdu dans ce jeu,
Avec pour seule guide cette reine au doux nom,
Qui n'est autre que celui de cette infinie corruption,
Et qu'ainsi la flamme haineuse consume nos vœux.

L’atmosphère est tendue, chacun se jauge du regard, en un défi silencieux. Qui sait ce que lui pense, ce que lui cache ? Tu tentes d’y voir à travers son regard, mais tu n’y parviens pas. Sans le montrer, tu es frustrée de cet échec. D’autant plus qu’il t’ignore d’une façon magistrale, pour s’avancer vers le pauvre homme que tu n’a pas ménagé. Tu te tournes, un peu trop vite peut-être, car ce simple geste te fait voir des étoiles devant les yeux. Tu regardes un point fixe le temps de recouvrer ton équilibre, grimaçant légèrement; peut-être que finalement, refuser de te faire transporter n’a pas été une si bonne idée que ça. Mais ta fierté en aurait trop pâti pour que tu y consentes, alors, la tête haute, tu restes campée sur tes jambes et tu regardes l’étrange manège du gardien avec l’homme à qui tu t’en es pris. Ce dernier se lève, malgré l’état pitoyable dans lequel il est, et dans son regard, tu vois cette lueur de reproche. Tu frissonnes, mais pas par peur, ou par remords, non, c’est tout autre. L’excitation, la réjouissance à venir, tu sens qu’il va se passer quelque chose, et, même si tu ne sais pas quoi et que cela pourrait bien se retourner contre toi, tu t’en fiches. Celui aux yeux dorés se tourne vers toi, te lançant quelques aimables paroles bien placées, qui ne font pourtant qu’attirer un sourire sur tes lèvres. Tu gardes le silence, tu sais qu’il n’a pas fini, ce n’est que le début. Et tu as raison, il assène le deuxième coup, tel un poignard enfoncé à un endroit qui ne tue pas aussitôt, mais provoque une agonie lente et douloureuse. Pourtant, tu ne fais que rire, rire malgré la douleur de la poitrine.

- Fais c’que j’dis, pas c’que j’fais, tu connais pas ? Je sais que je n’vaux pas mieux qu’eux tous réunis, et alors ? Je n’en ai jamais eu la prétention. Mais au fond, n’est-ce pas en ce lieu de mort que la triste réalité de l’humanité est la plus flagrante ?

Tu as bien remarqué que l’infirmière est arrivée entre-temps, tu as fait exprès d’attendre qu’elle soit à portée de voix pour parler. Tu te fiches de ce qu’elle dira, ce qu’elle pensera, après tout, tu ne fais que dire ce que tu penses. Oui, cet endroit est inhumain dans ses méthodes, et pourtant chacune des personnes ici présentes est plus humaine que n’importe qui d’autre.
Des monstres. Voilà ce que tu penses. C’est tout ce que tu vois quand tu regardes les personnes dans cette salle. Les blessés, apeurés, les quelques rares qui gardent la tête haute jusqu’à ce qu’on pose le regard sur eux; l’infirmière, qui devait, sans aucun doute, jouir de plaisir à chaque blessure qu’elle avait l’honneur d’infliger elle-même, subtilement; l’homme aux yeux dorés, qui avait abattu l’un de ses pairs lors de votre première rencontre; et toi. Toi, gamine de 16 ans, aux mains tâchées de sang, qui trouvait pourtant la manière de cracher sur ce qui était fait ici. Et voilà donc ton “adversaire” qui se retourne vers toi, narquois. Tu hausses les épaules, retenant la grimace qu’a faillit t’arracher ce simple mouvement.

- J'pourrais bien me vider d'mon sang que ça te ferait marrer plus qu'autre chose. Et puis, franchement ? J’crois que j’préfère agoniser dans d’atroces souffrances plutôt que risquer d’finir avec je ne sais trop quoi dans le corps…

Non, tu n’as pas lu le guide qui t’a été donné à ton arrivée. Oui, tu ignores à quoi sert le collier qui t’emprisonne. Enfin, cela ne t’a pas empêché de manger ton bonbon, plus tôt dans la journée, même si celui-ci était… particulièrement amer. Cadeau empoisonné, à tes yeux, puisque tu ne sais point son utilité. Mais, même en pleine ignorance, tu te prends à rester provocante et orgueilleuse, tu n’as pas froid aux yeux, et certains l’ont sûrement déjà compris. Tu ne fais que le prouver encore, en esquissant un pas vers le gardien.

- J’crois pas que tous ces gens soient heureux de recevoir des soins ici, c’est limite s’ils ressortent pas en pire état qu’ils ne sont arrivés. Alors, très peu pour m…

Tu vacilles, te rattrapes en t’appuyant au mur, grimaçant légèrement. Ton mental a beau être fort, on ne peut pas en dire forcément autant de ton corps, qui n’est plus très loin d’avoir atteint ses limites. Je m’inquiète alors pour toi, sachant que tu as perdu trop de sang et d’énergie, entre ton utilisation de ta branche du péché suivi de ta perdre de sang due à la blessure qui t’a été infligée par ta chère amie la gardienne Makina. Tu portes une main à la blessure de ta poitrine, elle saigne toujours, moins qu’avant certes, mais elle saigne. Reportant ton attention sur l’autre gardien qui te fait face, tu abandonnes le soutient du mur pour t’avancer de nouveau vers lui.

- Qu’est ce que tu me veux, au juste ? craches-tu, peu aimable, et surtout pas décidée à coopérer pour quoique ce soit.

Le piège se referme lentement, et toi, gamine insouciante, tu ne vois strictement rien. Aveuglée par la rage qui bouillonne au fond de toi, dans le plus grand des secrets. Car, derrière tes airs de gentille fille un peu rebelle, se cache une âme rongée par le désir de vengeance.

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MessageSujet: Re: Enquête dans le passé (PV Kuro Unmei)   Mar 24 Déc - 14:15

Divinum Consentio

Tout semble toujours finir trop vite en ce monde. Que ce soit la vie...ou juste un moment d'indécision. Le vide d'où est sorti tout cet aggrégat de phénomènes les ravale à l'effarante vitesse d'un instant. Éphémère. Je crois bien que c'est là la pire chose que l'on puisse dire de la vie. Tenez, prenez ces prisonniers. Ils le savent mieux que quiconque, leur chair le leur rappelle sans cesse. Ils ne sont là que temporairement, la mort sera leur libération. Et cependant, ils s'entassent dans cette pièce, attendant des soins qui, s'ils leur épargneront une douleur persistante, prolongeront leur calvaire de quelques jours, quelques mois. Ou quelques secondes. Après tout, on ne sait jamais quand la mort vient frapper. On ne sait jamais combien de temps on peut encore vivre avant que notre existence ne s'achève. Mais bon, on ne peut pas leur en vouloir pas vrai ? Ils souffrent et voudraient être soulagés, même ici ce droit leur appartient encore non ? Mais alors pourquoi ce vide dans leurs yeux ? Et pourquoi ai-je si mal devant ce spectacle ? Peut être parce qu'ici aussi, dans ce lieu censé permettre à la vie de se poursuivre, ici aussi les tentacules du vice s'enroulent toutes autour des hommes et les enserrent dans leur étau. Même ici. Rien ne peut les empêcher de rayer toute lumière de ce lieu. Et l'agent qu'ont trouvé ces serviteurs de la mort a des yeux d'une couleur or pleins de ce dédain monstrueux qui déshumanise ceux qu'ils dévisagent. On ne le répètera jamais assez mais la vie peut avoir de terribles circonstances. Si terribles qu'elles sont à même de donner naissance au pire des monstres. Un monstre qui ne se soucie des autres que pour évaluer le degré de peur qu'il leur inspire.

Mais, aussi étrange que ça puisse paraître, la jeune fille aux cheveux bleus lui tient tête. Elle fixe le regard jaune, presque animal, sans broncher, une lueur de défi au fond des prunelles. Déterminée. Provocatrice. Peut-être trop d'ailleurs. Elle n'a pas peur, son corps tremble même d'une rage difficile à contenir. Ah les mots, ces armes fourbes qui frappent là où aucune épée ne peut parvenir... Pas de doute, ceux du gardien ont frappé fort. Ils ont même dû creuser un fossé dans l'âme innocente de cette enfant. Pourtant elle refuse de le montrer. Sa fierté et son amour-propre le lui interdisent. C'est courageux de sa part. Même si ça revient à se mentir pour tenter de cacher la blessure qui lézarde désormais son moral, elle demeure face à l'homme haï, plus fougueuse que jamais malgré le sang qui s'égoutte encore sur le sol. D'ailleurs à propos de sang, elle devrait faire attention, la quantité de liquide vermeil à ses pieds a de quoi alarmer. Elle ne semble pas s'en préoccuper. Trop de colère et d'incompréhension noient encore la douleur lancinante de la chair perforée et des entrailles à nu. Trop de colère et de doute empêche la jeune fille de s'écrouler telle un misérable pantin désarticulé dans une flaque de son propre sang.

Kuro Unmei éclate d'un rire douloureux. La faiblesse pointe le bout de son nez mais la demoiselle s'en soucie comme d'une guigne. Seul compte Joshua. Joshua et son regard plein de morgue, Joshua et son inhumanité. Les mots qu'il lui a lancés tels des flèches se sont à peine dissolus dans l'air ambiant qu'elle dresse ses boucliers et se protège de leur assaut meurtrier. Avec d'autres motsp évidemment. Et d'autres émotions. Ainsi le mépris et la colère la préservent du dédain de l'homme aux yeux d'or qui est devenu avec le temps mon compagnon de voyage vers les royaumes de l'Enfer. Et elle rit, elle rit toujours. De ce rire faux qui me retourne l'âme, O anges, pourquoi détournez-vous le regard de ce que je suis condamné à observer ? Pourquoi me refusez-vous votre sollicitude ? Je crois entendre Joshua soupirer, le rire ne l'a pas trompé et apparemment Kuro non plus. Son regard toujours vissé à celui de la jeune fille semble l'hypnotiser eta soumettre àa torture d'un esprit où le mal a pris toute la place possible.

Elle se débat encore cependant. Maintenant elle refuse rageusement les soins qu'il lui offrait tantôt. Joshua ne se défait pas de son sourire mauvais. Il la tient et il le sait. Il la tenait dès l'instant où elle s'est mise en colère. Sa toile se tisse lentemenr, toile de doute, de mots perdides, de silences éloquents. Il la tient, mais il ne la mange pas. L'araignée tisse encore son cocon autour de la mouche pour la priver de ses ailes. Suprême délice que celui du vainqueur qui profite impunémemt de l:humiliation de son adversaire, quoique entre l'araignée et la mouche, le terme "combat" n'ait pas le moindre sens. C'est là la limite de la comparaison. Car ce sont bien deux jouteurs quibs'affrontent ici et même si le gardien a l'avantage de la maîtrise, avantage ô combien précieux, la prisonnière elle fait preuve d'und opiniatreté sans précédent. Elle a la rage de vaincre et la rage de vivre. Mais la rage ne gagne jamais fzce à un hommd de l'Esprit et, lentement mais sûrement, son indomptable volonté fléchit face à l'ennemi. Ses coups fouchsnt le vent, ses moqueries se heurtent à un mur. Insaisissable. Inébranlable. Et la forteresse érigée par la Deadman s'effrite. Sa colère, qui l'alimentait, la perd alors qu'elle capitule rageusement, vendant son âme à bien pire que le diable.

"- Qu’est ce que tu me veux, au juste ? "

Le ton rageur et peu coopératif ne change rien. Elle s'est inclinée et Joshz le sait. Trahie par son corps autant que par la colère qui luibservait d'arme. Il n'y a plus de combat. Désormais elle est la mouche prisonnière du cocon de soie, il est l'araignée qui s'approche lentement, bien décidée à faire durer le plaisir avant de dévorer sa proie. Le prédateur victorieux, pourrait-on penser à raison. Eh bien Joshuz, qu'attends-tu ? Libère la de cet horrible suspense. Toi qui as emporté la victoire, juge et châtie la perdante !

- C'est toi que je veux. Ton esprit, tes pensées, des peurs et tes désirs. Ce sont eux qui m'intéressent. Vas-tu me les donner ? Ou devrais-je te les prendre par la force ?

Eh oui, au milieu de ces hommes et femmes sans valeur ni saveur, il y avait un met auquel Joshua n'avait pas goûté. Et il a fini par le trouver. Désormais son désir de psychisme est plus près que jamais de se réaliser. Il se déturne de la jeune femme et sort de la pièce, le sourire de la victoire aux lèvres. Car où qu'il aille, il sait -et je le comprends aussi à présent- qu'elle viendra. La fascination est un sentiment dangereux. Et l'ancien psychiatre sait l'exploiter.

- Quand tu te seras décidée, viens me rejoindre dans la salle du Carnival Corpse. Je t'y attendrai. Mais ne traine pas trop, tuvrisquerais d'avoir la mort de quelques uns de ces prisonniers sur la conscience. À très vite.

Tout est dit et la balle est dans son camp comme toujours. Je conmence à comprendre la démarche de Joshua, il veut briser ses idéaux en même temps qu'il fouille son esprit, la pousser à réaliser l'inconsistance de ses cris humanistes. C'est und tueuse et elle le restera quoi qu'il advienne. Cruel comme toujours.
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Kuro Unmei
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MessageSujet: Re: Enquête dans le passé (PV Kuro Unmei)   Mer 25 Déc - 21:12

Que seule demeure en nos veines,
L'exquis venin du nom de Haine.
Maîtresse de toutes ces pauvres gens,
Criminelle ayant chaque Homme pour amant.

Tu maudis cet air qu'il affiche, tu sais que tes paroles glissent sur lui sans l'atteindre. Reste t-il de toute façon encore quelque chose à atteindre en lui ? J'ai de terribles doutes en le voyant ainsi, je meurs d'envie de lui faire ravaler la lueur qui brille dans ses prunelles qui te vrillent. Beaucoup doivent détourner le regard face à lui, les autres présent dans l'infirmerie évitent d'ailleurs de vous prêter attention, même s'il y a de nombreux coups d’œil portés vers vous. Tu sens cette angoisse étouffante qui envahit la pièce, cette peur, qui te dégoûte au plus haut point. Alors, c'est ça, les hommes ? Des lâches ? Qui n'assumeront jamais ce qu'ils sont ? Tu comprends à cet instant que tu es ravie. Ravie que toutes ces personnes soient là. Il n'y a pas d'innocents, il n'y a jamais eu d'innocents sur Terre. Toutes les personnes ici présentes, toi y compris, vous n'êtes rien d'autres que les pantins d'une force qui vous est et vous sera toujours supérieure. Tes pensées me font l'effet d'une douche glaciale, allons donc. Tu n'es pas quelqu'un de mauvais, Kuro, tu ne l'as jamais été, alors pourquoi doutes-tu de tout ? Serait-ce cet homme aux yeux d'or qui t'ébranle à ce point ?

Certainement, au vu de ses paroles qui te figent sur place, avant que tu ne lâches un sifflement plein de mépris, l'océan de ses yeux brûlants de colère. La réponse semble évidente, plus que n'importe quelle autre. Jamais tu ne lui donneras quoique ce soit, pas par toi-même, en tout cas. Et, malgré toi, ton goût du risque et ta curiosité te poussent à te demander de quels moyens il usera pour faire de toi son jouet. Quelque chose s'agite en toi, le temps que tu comprennes que tu es déjà son jouet. Il t'avait déjà dans ses serres depuis votre première rencontre, dans le quartier des undertakers, et, en te dressant face à lui un peu plus tôt, tu n'as fait que te jeter dans la gueule du loup. Sinon, il t'aurait certainement oubliée, mais non, il avait fallut que tu ailles le provoquer. A présent, il était trop tard pour fuir, et malgré le risque encouru, tu voulais savoir... savoir ce qu'il se passerait.

Ton poing se serre, tes ongles s'enfoncent dans la paume de ta main alors qu'il sort de la pièce avec des paroles qui sonnent comme une menace. Pourtant, tu parviens à comprendre ce qu'il cherche en te disant ça.
Prends ton temps, en clair. Enfoiré... Cette pensée me frappe comme une claque dans ton esprit, cette insulte crachée avec tant de mépris.Tu t'appuies contre le mur, contenant ta rage, posant alors ton regard sur l'assemblée de « gueules-cassées » made in Deadman. Tous ou presque t'observent, sûrement terrifiés par les paroles du gardien, cette épée de Damoclès au-dessus de leur tête.

- Hey, gamine ! lance un homme, un peu plus loin, œil de verre et doigts en moins. Grouille toi à passer et à l'rejoindre ! Autant qu'une crevarde comme toi s'fasse dépecer plutôt que nous qu'avons rien d'mandé !
- Pardon ? T'sais, c'est pas mon 'blème. Faites vous tuer, ça nous f'ra des vacances !

Il se lève, menaçant, s'avance vers toi. Tu te détaches du mur, prête à te défendre, avant d'être rappelée à l'ordre par la douleur qui te transperce. Surprise, tu te plies en deux, prise d'une affreuse quinte de toux, ne faisant que cracher du sang au sol. L'espace d'une seconde, tu te demandes si tu vas mourir comme ça, même pas une semaine après ton arrivée, après avoir refusé des soins. Tu n'as pas le temps de t'interroger plus que ça, que tes jambes lâchent, ne te soutenant plus. Tu t'écroules au sol, ta vue se trouble, et tu sombres dans une semi-inconscience.

...
Noir. Tu entends du bruit, mais tu n'as pas envie d'ouvrir les yeux. Tu as envie de rester là, de te reposer, d'oublier, tout simplement. Oublier qui ? Oublier quoi ? … Tu te redresses soudainement, serrant les dents sous la douleur. Carnival Corpse. Tu dois y aller, non, plutôt, tu veux y aller. Après tout, tu as le choix, tu pourrais bien ne pas t'y présenter, laisser le gardien aux yeux dorés t'attendre sans que tu ne viennes jamais. Mais, il te fascine, et ça, il l'a certainement compris. Il sait... il sait que tu le rejoindras. Et toi, chère Kuro, sais-tu que ton idiotie finira par te perdre ? Pourquoi ne peux-tu pas te contenter d'être comme les autres, de te taire et d'attendre, plutôt que de provoquer ouvertement le monde entier ? Tu as toujours été comme ça, et tu en as toujours pâti. Pourquoi continuer ?

Pourquoi t'es-tu levée, rhabillée, enfuie de l'infirmerie ? Pourquoi as-tu pris la direction de la salle du Carnival Corpse ? Parce que la fascination et la soif de savoir dépassera toujours la raison des hommes, parce que tu es comme eux tous, tu n'es pas différente, tu le sais mais pourtant tu passes pour une ignorante, pour une gamine insouciante qui croit encore être dans un monde rose bonbon. Pourtant, tu sais à quel point il n'en est rien. Et, n'a t-on jamais dit qu'il fallait vivre à en crever ? C'est cette simple phrase qui guide tes pas vers l'homme impitoyable, sans aucune peur, avec une détermination sans faille, sans plus aucune colère à cet instant. Reste encore à savoir pour combien de temps elle sera étouffée.

Il ne te faut que quelques minutes pour parvenir à destination, tu soupires avant d'entrer, commençant à tresser une mèche de tes cheveux. Tu observes ce qui t'entoure, découvrant ce lieu en même temps que moi. Tu te demandes alors combien de temps tu as mis à venir, combien de personnes auront à payer de ton retard ? Un sale sourire s'invite sur tes lèvres, à l'idée que le type qui t'avait énervée se fasse crever comme l'Undertaker poignardé par le gardien, le premier jour. Toutefois, ta pensée est vite détournée, et tu te concentre sur la raison pour laquelle tu es venue jusqu'ici, t'avançant dans la salle sans crainte, envahie de cette curiosité que l'on reconnaît souvent aux enfants.

- Je suis venue, lâches-tu, simplement, dans cette pièce inconnue.

Tu es venue, tu n'as encore rien vu, et certainement que tu finiras vaincue. Pourtant, tu prends la chose à revers. Veni, vidi, vixi. Au moins, tu auras vécu. Vécu, bien plus que ces personnes dehors qui n'ont qu'à se soucier du dernier délai pour rendre leur dossier ou de leur devoir de mathématiques prévu le lendemain. Toi, tu auras vécu des choses qu'eux, ne connaîtront jamais. Et dont n'importe qui se passerait, probablement, à merveille.

- - - - - - - - - - - - ♠ - - - - - - - - - - - -

Kuro, elle te fait tourner en bourrique en #6b98dc
Merci Hiryu pour le vava ♥️ Et à Shiro pour le cours qui m'a permis de faire ma signa ♥️
Spoiler:
 
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Joshua Anderson
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MessageSujet: Re: Enquête dans le passé (PV Kuro Unmei)   Mar 7 Jan - 22:29

Cogito ergo sum

Je pense donc je suis. C’est drôle qu’une phrase lancée près de quatre siècles avant nous porte encore ses fruits dans un monde où la pensée elle-même est proscrite. Je pense, ça en devient même un luxe que seuls les morts peuvent s’accorder, mais de là à dire que je suis ? Eh bien il n’y a qu’un pas. De plus, personne n’a jamais précisé le sens implicite de ce « je  suis ». La magie du verbe être lorsqu’il satisfait les lubies délirantes d’un fantôme…

Bref revenons à nos moutons. Je pense donc je suis. Même à Deadman Wonderland, cette phrase est encore vraie. D’ailleurs, c’est là-dessus que compte Joshua pour amener à lui sa nouvelle poupée aux cheveux bleus. Voilà donc le pouvoir d’une idée lancée pour les Hommes quatre cent ans auparavant. Je compatis monsieur Descartes. Si vous saviez ce qu’ils font de votre pensée si profonde, vous désireriez sûrement leur mort à tous. Dans la pièce plongée dans la pénombre, Joshua attend patiemment, le cliquetis régulier des aiguilles d’une montre à gousset comme sablier. Qu’attend-il ? Le moment de vérité. Il y a une vieille légende qui dit que l’instant où se décide tout un destin est souvent propice à l’ouverture de la frontière entre ce monde et l’au-delà. Cet instant est appelé ‘moment de vérité », peut-être qu’il pourra me voir enfin ? Enfin c’est probablement une chose que je ne voudrais pas voir arriver. Lui en revanche, il tremble presque d’excitation à la seule pensée de la venue de Kuro Unmei. Ses doigts serrent la montre tandis qu’un sourire malsain nait sur ses lèvres. Des bruits de pas résonnent sur le sol de la pièce spacieuse. Serais-ce déjà elle ? Non, le pas est trop craintif, pas assez provocateur. Et trop lourd aussi.

Laissant la pénombre l’envelopper encore plus profondément, Joshua se dissimule encore, son regard doré inspectant l’homme qui pénétrait dans la pièce. Ses traits légèrement plissés laissent transparaître une gêne qui ne va pas en disparaissant à chaque pas qu’il faisait. Un membre du personnel venu nettoyer ? Sans doute. En tout cas, même si rien ne le laisse infirmer, il semble ressentir la terrible atmosphère qui règne en ce lieu. Ou bien peut être a-t’il seulement eu vent de rumeurs sinistres sur ce lieu maudit et sur ce qu’il s’y trame. De toute façon, son pauvre esprit étriqué ne peut saisir l’ampleur des horreurs auxquelles ces murs ont déjà assisté. Carnival Corpse, le spectacle du combat à mort entre deux êtres déjà plus tellement humains pour préserver l’intégrité de leur corps. Entre deux tremblements, il tente de faire circuler son chariot à nettoyage le plus rapidement possible et se rapproche dangereusement de l’endroit où se tient le gardien toujours dissimulé. Il se rapproche. Plus près, toujours plus près. Si près qu’il peut presque sentir le regard jaune sur sa nuque, une goutte de sueur perle sur son front. Appuyé contre un mur, Joshua regarde le manège de cet homme étreint par les griffes de la Peur en souriant, presque compatissant.  Presque.

Et ça lui donne une idée, s’extirpant légèrement des ombres le gardien s’avance vers le nettoyeur, toujours inconscient de sa présence mais de plus en plus terrifié. Joshua pose sa main sur l’épaule de son vis-à-vis, provoquant un sursaut si vif que celui-ci en laisse tomber son chariot. Le sourire sur le visage de l’ancien psy s’élargit.

- Oh…vous..vous m’avez fait peur.
- Je vois ça. Mais vous ne semblez pas très à votre aise, un problème ?

L’homme n’ose pas lever les yeux et croiser ces pupilles froides qui le fixent avec un intérêt presque suspect. En réalité, il ne peut s’empêcher d’éprouver une vive terreur en pénétrant dans cette pièce malsaine, siège de tant de rumeurs farfelues. Quoi qu’il y fasse, cela ne change rien. Ses pensées dérivent et la raison le fuit…si elle l’a déjà assisté. Le propre des petites gens c’est de laisser leur cerveau ne suivre que les colportages et autres histoires racontées à tout va. Mais ils ont l’avantage d’être les yeux et les oreilles de la prison/parc d’attraction. Des veilleurs qui s’ignorent mais diablement efficaces dans leur rôle. Dansant maladroitement, l’homme de ménage fixe le sol aux pieds de son supérieur, son visage congestionné offrant une généreuse palette d’expressions colorées allant de la gêne au malaise en passant par la franche terreur.

- Je…non, non rien…laissez tomber. Faut que j’finisse mon nettoyage…

La peur irrationnelle qui oblitère toute réflexion…son étreinte est parfois si forte qu’on se demanderait presque ce qui la rend si attrayante. Du moins, lui  se le demande. Pour ma part je me contente fort bien de plaindre les gens qui ont le malheur de croiser sa route. Encore que…cette gardienne aux cheveux flamboyants avait plutôt l’air d’apprécier le monstre. Je les verrais bien jouer aux échecs ensemble…avec les prisonniers comme pions. Mais revenons à Joshua. Peu enclin à laisse filer son « mouchard », le gardien se place imperceptiblement sur son chemin.

- Vous partez déjà ?

Froid. Sans émotion. Le ton de sa voix a de quoi glacer les sangs. Et je vois effectivement les poils se hérisser sur la nuque de l’homme de ménage qui se maudit sans doute de se retrouver dans cette pièce avec cet homme à la réputation presque aussi sombre que la pièce dans laquelle il se trouve. Presque aussi sombre, parce qu’aucun de ceux qui colportent les ragots n’est en mesure de connaître l’ampleur véritable des actions de cet homme aux cheveux d’argent qui inspire tant de légendes dans le personnel de Deadman Wonderland. Hueuresement pour le malchanceux travailleur, son redoutable interlocuteur a bien d’autres choses à faire que se préoccuper d’une vie si insignifiante que la sienne, je suis sûr que s’il connaissait les pensées qui traversent l’esprit de Joshua en cet instant, il se sentirait immensément soulagé de n’être qu’un pion sur l’échiquier. Le fou –que représente celle qu’il attend avec impatience- a, pour sa part, bien du souci à se faire en revanche. Mais un simple pion sert toujours n’est ce pas ? Comme le vers au bout d’une canne.

- Qu..qu’est ce que vous voulez ?
- Une rumeur. Suffisamment importante pour faire trembler la prison toute entière.
- Mais..quel genre de rumeur ? Et pourquoi ?
- Il n'est pas bon d'être trop curieux, ne vous l'a-t-on jamais appris ? Je veux que vous fassiez croire que j’ai fait massacrer des prisonniers par pur caprice. Quelque chose d’assez horrible pour choquer les esprits. Allez filez maintenant, vous avez du travail.

L’homme hoche vigoureusement la tête et file sans demander son reste, son chariot à ménage faisant un bruit de tonnerre devant lui. Décidément, il doit être sacrément soulagé d’avoir réchappé à une entrevue avec un homme pareil, même si son cerveau légèrement lent doit toujours se demander ce qui se trame dans l’esprit de celui qu’il tient déjà pour fou à lier. Le calme revenu, Joshua retourne s’asseoir dans la pénombre, sa prochaine arme, la rumeur, est déjà en préparation. Il est la main qui fait tourner les rouages de l’intrigue et resserre son étreinte sur les hommes et les femmes. Un peu comme ce Dieu invisible et impersonnel à qui, autrefois, il vouait une adoration sans bornes.

Dans le couloir, un bruit de pas résonne, claudiquant et lent mais assuré. C’est elle. Elle arrive enfin. Sa curioosité irrépressible a pris le dessus sur sa raison pour la jeter entre les griffes du Marionnettiste. Les files qui la font danser se sont enfin mis en place, pour le plus grand plaisir de Joshua qui fixe la porte par laquelle elle devrait arriver, une lueur de convoitise dans le regard. La porte s’ouvre sur la jeune fille aux cheveux bleus qu’il attendait. Pour un peu je lui aurais presque administré une belle gifle ! Cette pauvre gamine fait preuve d’une effrayante témérité. Mais elle reste là, observant calmement les ténèbres avant de lâcher :

- Je suis venue.

Les Ténèbres recrachent Joshua pour la deuxième fois et il s’avance vers Kuro, avec ce sourire victorieux qui ne l’a pas quitté depuis l’infirmerie. Oui Kuro Unmei, tu es venue. Tu as beau penser, tu as beau être ce que tu es, ton irrévocable destin se dresse toujours devant toi. Et tu avances inexorablement à sa rencontre, sans rien tenter pour lui échapper.

- Tu arrives trop tard malheureusement, trois hommes ont déjà péri.

Nouveau sourire, il sait qu’elle se moque complètement de cette information.

- Et si nous commencions ? Le programme est assez long, j’espère que tu as au moins fait soigner ta blessure, tu risques d’avoir besoin de toutes tes forces.
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